La photo du jour

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Vancouver et l'île du même nom PDF Imprimer
Mercredi, 16 Septembre 2009 01:20

Que de contrées merveilleuses avions nous déjà traversées ! Loin d'être blasés, qu'allions nous découvrir toujours plus à l'ouest ?

Un voyage en voiture (Road Trip en anglais, et comme vous pouvez le constater mes progrès dans cette langue difficile sont foudroyants !) permet avant tout d'être libre et d'en prendre plein les yeux pour peu qu'on ne dorme pas. Et même si on est simple passager, on s'habitue peu à peu à la nonchalance de la route qui est très peu souvent monotone. Et quand on est lasse après des journées à rouler et qu'on fait une pause, l'appel de la route nous remet en selle (enfin dans la voiture, je pense que vous aviez compris !). Clara s'est même installée sa "cabane" sur les sièges arrières avec quelques oreillers et autres vêtements. Sur la route, on s'arrête pour l'essence, une clope (seulement pour les fumeurs, ça va de soit), se dégourdir les jambes, manger un morceau, prendre une photo (c'est aussi possible de prendre des photos en roulant), et quelquefois pour visiter ou marcher un peu.

Nous changeons d'hôtel, de Motel ou de camping presque tous les soirs et notre condition de bohémiens commence à nous coller à la peau (même si refaire ses valises à chaque départ n'est pas toujours à notre goût), mais n'est pas forcément propice aux rencontres. On a pas le temps de s'attacher aux gens ou tout simplement de les connaître mieux : le 9 et 1/2 à Montreal et Coralynn et Arturo rencontrés par la Half Team America black sont des exceptions. Malgré cela, et même si c'est superficiel, et même en Amérique du nord (essayons de casser là quelques préjugés anciens), les personnes que nous rencontrons sont plutôt sympathiques, curieux, amicaux, serviables et cool, tout le contraire des clichés cinématographiques communs dont la vieille Europe est abreuvée à travers les films ou les séries TV d'outre-Atlantique.

Et la région de Vancouver ? C'est d'abord une ville cosmopolite au bord du pacifique avec de l'eau partout, des bateaux, des rues animées et le parc Stanley, véritable poumon vert au coeur de la ville (drôle d'anatomie !), lieu de récréation pour se balader, faire du vélo, se baigner (les plus courageux). Pour arriver à Vancouver, on a traversé des régions moins vertes, plus arides, évité quelques gigantesques incendies qui ravagent régulièrement l'Amérique du nord, longé les fjords du pacifique et croisé les premiers gros arbres. Vancouver m'a ravi avec en prime un concours international de feux d'artifice (celui la même qu'on avait loupé à Chicago) et des couchers de soleil de folie de la terrasse de l'hôtel où nous logions.

L'Ile de Vancouver n'était pas aussi sauvage que nous ne l'imaginions, mais c'est sur cette ile que nous avons vu notre premier ours en liberté (surveillée la liberté par des campeurs curieux) et pris notre première leçon de surf à Tofino, ce qui a fait naître des vocations pour certains. Tofino, bout du monde pour les canadiens, en face du pacifique nord, un tantinet élitiste, au climat tempéré (les hivers y sont très doux, alors que la moyenne des températures pour les autres canadiens se situe plutôt aux alentours de -25°C) et à la végétation unique, avec des plantes vertes gigantesques et des arbres incroyables issus des meilleurs films d'épouvante. On a bien aimé aussi notre ultime étape sur l'ile dans la ville de Victoria aux allures coloniales, ses édifices soignés, ses grands totems et son gazon anglais.